Oaxaca

Remarque: Alors que nous devrions plutôt nous pencher sur un article décrivant le beau Médoc dans lequel nous nous trouvons maintenant ou les lenteurs de la burocratie européenne il nous manque encore les dernières étapes de notre grand voyage à publier. Du coup en exclusivité voici la suite des aventures mexicaines.

Le 20 août après une semaine de détente nous partons de Chacahua sur la côte et via Puerto Escondido pour revendre la planche de surf de Tobi nous montons à 14 heures dans un mini bus pour Oaxaca, la capitale de l’état.
Il faut traverser les montagnes pour le chemin le plus direct que ne prennent pas les gros bus (c’est bien de le savoir, les bus mettent le double de temps car ils font le grand tour!). La route est étroite et en courbes mais le spectacle est joli et avant que le soleil ne se couche nous arrivons à destination.
La capitale de Oaxaca, de l’état du même nom brille d’une beauté comparable à celle de San Cristobal de l’état du Chiapas. Cette ville réputée pour son artisanat et sa gastronomie nous plaît.
Nous trouvons une chambre tranquille auprès d’une famille incroyablement prévenante (Hotel Casa Rustica) et visitons pendant deux journées la ville accueillante. Aux alentours il y a aussi beaucoup à découvrir et des panoramas exceptionnels que nous ratons, une raison pour laquelle nous devons revenir absolument.

Dans un quartier de Oaxaca nous pouvons voir l’envers du décor qui a rendu célèbre la ville au même titre que le tourisme : les manifestations des professeurs. Cette année leurs protestations ont pris une telle ampleur que le tourisme en a souffert, les routes étant continuellement bloquées et les conducteurs rançonnés. De ces mois de blocage nous avons la chance de ne voir que de petites actions localisées en Chiapas. Sur les bus de la célèbre compagnie ADO dont la gestion occulte et corrompue semble déplaire au mouvement nous savons que certains trajets ne peuvent pas être réalisés et d’énormes détours repoussent les heures d’arrivée (par exemple le simple trajet Palenque – San Cristóbal au moment où nous y sommes).
L’immense manifestation à laquelle nous assistons dans les rues d’Oaxaca montre sans équivoque le mécontentement d’une grosse partie de la population, situation qui commence à nous être familière au Mexique. Le plus gros problème semble être la gestion de crise du point de vue du gouvernement : rien qu’en juin la levée musclée d’un blocage des professeurs ayant provoqué la colère d’une célèbre compagnie de bus alliée avec le pouvoir a provoqué la mort de nombreux manifestants et d’innombrables blessés.

Nombre de balades dans les rues, à flâner le long des stands des artisans et pour nous munir de quelques cadeaux avant le départ, goûter ce qui se fait de meilleur (même les délicieux Mezcals, spiritueux cousin de la Tequila sans l’appellation d’origine de Jalisco) et nous repartons déjà à l’aube du 23 août pour la dernière étape du Mexique : Mexico !

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